Discussion à propos de ce post

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Avatar de Suzy Wong

Je recommence:

Ah! Les Brontë dans la vent… Emily qui écrit pour personne, genre liberté totale, mais enfermée pareil. Anne qui endure sans faire de bruit. Charlotte qui comprend, trop tard mais juste assez, que se cacher derrière une voix d’homme, ça sauve pas.

Pis ça, ça me rentre dedans : publier, c’était pas oser. C’était calculer. Payer. Choisir des noms qui dérangent pas trop. Envoyer des manuscrits comme on envoie des bouteilles à mer mais avec des factures à payer. Survivre avec l’écriture, dans leur cas, c’était pas écrire malgré la vie. C’était écrire dans la vie. Dans le bruit. Dans la peur. Dans l’odeur de l’alcool pis du laudanum.

Elles ont écrit pendant que ça allait mal. Pendant que ça allait pire. Pendant que ça finissait. Faque comment on survit avec, finalement? Pas en espérant que ça sauve. Pas en attendant le bon moment. En faisant comme elles : tu prends ce qu’il reste. Un peu d’argent, un peu de silence, un peu de toi. Pis t’écris pareil.

Avatar de A.

Je n'ai pas pu regarder ton texte froidement. Branwell qui tente de se faire accepter et qui échoue misérablement sur tous les plans puis devient mauvais. Emily qui est la seule près de lui à la fin et en partage la maladie. Il y a déjà tout des hauts de hurlevent, là. Cette sensibilité particulière résonne très profondément et je ne sais pas si c'est le texte où si c'est moi ou même encore si c'est une symbiose. Merci.

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