Observation de voyage
Aux Antilles, on traverse la ville jusqu'au cimetière derrière le corbillard. Avec de la musique que le défunt appréciait. C'est plus une célébration de la vie sur la mort.
Oui, c'est exactement ça...ici, pas de musique cependant, mais beaucoup d'émotions, des pleurs, des gémissements. C'était intense, bouleversant.
La peur qui se met à nous entailler comme des érables dès la naissance de nos petits.
Ça coule clair. Ça brûle doux.
Ça colle aux doigts même quand on fait semblant que tout va bien.
On devient des troncs ouverts.
On tient debout pareil, mais y’a toujours une petite blessure fraîche quelque part sous l’écorce.
Proverbe sino-québécois de cabane à sucre :
« Quand l’enfant respire, la mère saigne en silence. »
La peur change de forme. Avant, elle nous concernait. Après, elle porte leur nom.
On dort moins profond. On aime plus large. On panique pour deux.
Pis personne nous dit que la maternité, c’est aussi apprendre à vivre avec une entaille permanente qui sent le sucre pis la survie.
Et les circonstances aggravantes sur lesquelles on a aucune prise... je déteste l'impuissance.
Tout va bien pour eux?
Ma fille oui, à part un amoureux qui habite la Suisse...on ne voit pas le jour où ils seront rassemblés. Mon fils, c'est une autre histoire...
C’est plus compliqué?
https://www.johannetanguay.com/p/impuissance?r=9iq2k
Excellent texte. Qui porte à la réflexion.
Merci! C'est un sujet qui nous touche tous.
Tout à fait
Aux Antilles, on traverse la ville jusqu'au cimetière derrière le corbillard. Avec de la musique que le défunt appréciait. C'est plus une célébration de la vie sur la mort.
Oui, c'est exactement ça...ici, pas de musique cependant, mais beaucoup d'émotions, des pleurs, des gémissements. C'était intense, bouleversant.
La peur qui se met à nous entailler comme des érables dès la naissance de nos petits.
Ça coule clair. Ça brûle doux.
Ça colle aux doigts même quand on fait semblant que tout va bien.
On devient des troncs ouverts.
On tient debout pareil, mais y’a toujours une petite blessure fraîche quelque part sous l’écorce.
Proverbe sino-québécois de cabane à sucre :
« Quand l’enfant respire, la mère saigne en silence. »
La peur change de forme. Avant, elle nous concernait. Après, elle porte leur nom.
On dort moins profond. On aime plus large. On panique pour deux.
Pis personne nous dit que la maternité, c’est aussi apprendre à vivre avec une entaille permanente qui sent le sucre pis la survie.
Et les circonstances aggravantes sur lesquelles on a aucune prise... je déteste l'impuissance.
Tout va bien pour eux?
Ma fille oui, à part un amoureux qui habite la Suisse...on ne voit pas le jour où ils seront rassemblés. Mon fils, c'est une autre histoire...
C’est plus compliqué?
https://www.johannetanguay.com/p/impuissance?r=9iq2k
Excellent texte. Qui porte à la réflexion.
Merci! C'est un sujet qui nous touche tous.
Tout à fait