Le mieux est d'être fauché ça élude d'avance la question. Bon je dis ça parce que je suis énervé... J'ai fait le calcul des sommes que je devrais payer pour suivre toutes les personnes intéressantes aie aie aie ! Du coup je fais du gratuit et je profite des articles gratuits qu'on veut bien me permettre de lire ;-)
Je te retrouve carrément sur ce point. C'est usant et déprimant presque. C'est parfois detourner l'objectif, la lumière des plus nécessiteux. Pour ma part, mes textes sont grave lus et diffusés et commentés. Pourtant, malgré le fait que je dise ouvertement que je struggle et que j'aimerais qu'on soutienne mon travail aussi d'une manière financière, personne ne fait de dons.
Je sympathise...je crois qu'il y a trop de compétition, les lecteurs ne savent plus où donner de la tête... de là une certaine éthique nécessaire....les grands noms n'ont rien à faire ici, à part faire de l'ombre aux voix inconnues.
Choisir où on braque son fanal, c’est un acte de cœur et de tête. C’est décider d'arroser la fleur sauvage qui pousse par nécessité plutôt que le gazon déjà vert d’une industrie. Mais bon, dans la grande forêt, l’écureuil et l’orignal respirent le même air. Comme on dit dans le village: «C’est pas parce que la baleine prend de la place dans l'fleuve que l’éperlan n'a plus le droit de frétiller.»
Au final, on est chacun le capitaine de notre attention. Je respecte ta rigueur: c'est comme ça qu'on garde l'âme de l'étang bien vivante. Bises.
Quand l’argent arrive avant l’écriture, juste sur la base d'un nom, on ne parle plus du même geste, on peut même parfois se retrouver devant très peu de mots.
Et tout comme le volume d'air consommé par l'orignal est et sera toujours supérieur à celui de l'écureuil... c'est un déséquilibre structurel qui n'est pas prêt de changer!
Je comprends l’angle du lecteur, mais mon propos porte surtout sur la responsabilité liée à la position occupée. Pour moi, l’éthique ne s’arrête pas au portefeuille : elle est aussi du côté de celles et ceux qui arrivent avec un capital symbolique déjà constitué.
Le mieux est d'être fauché ça élude d'avance la question. Bon je dis ça parce que je suis énervé... J'ai fait le calcul des sommes que je devrais payer pour suivre toutes les personnes intéressantes aie aie aie ! Du coup je fais du gratuit et je profite des articles gratuits qu'on veut bien me permettre de lire ;-)
Surtout qu'on finit avec des donnés/rendus... c'est un peu faussé à même le système...
Je te retrouve carrément sur ce point. C'est usant et déprimant presque. C'est parfois detourner l'objectif, la lumière des plus nécessiteux. Pour ma part, mes textes sont grave lus et diffusés et commentés. Pourtant, malgré le fait que je dise ouvertement que je struggle et que j'aimerais qu'on soutienne mon travail aussi d'une manière financière, personne ne fait de dons.
Je sympathise...je crois qu'il y a trop de compétition, les lecteurs ne savent plus où donner de la tête... de là une certaine éthique nécessaire....les grands noms n'ont rien à faire ici, à part faire de l'ombre aux voix inconnues.
Choisir où on braque son fanal, c’est un acte de cœur et de tête. C’est décider d'arroser la fleur sauvage qui pousse par nécessité plutôt que le gazon déjà vert d’une industrie. Mais bon, dans la grande forêt, l’écureuil et l’orignal respirent le même air. Comme on dit dans le village: «C’est pas parce que la baleine prend de la place dans l'fleuve que l’éperlan n'a plus le droit de frétiller.»
Au final, on est chacun le capitaine de notre attention. Je respecte ta rigueur: c'est comme ça qu'on garde l'âme de l'étang bien vivante. Bises.
Quand l’argent arrive avant l’écriture, juste sur la base d'un nom, on ne parle plus du même geste, on peut même parfois se retrouver devant très peu de mots.
Et tout comme le volume d'air consommé par l'orignal est et sera toujours supérieur à celui de l'écureuil... c'est un déséquilibre structurel qui n'est pas prêt de changer!
Je comprends l’angle du lecteur, mais mon propos porte surtout sur la responsabilité liée à la position occupée. Pour moi, l’éthique ne s’arrête pas au portefeuille : elle est aussi du côté de celles et ceux qui arrivent avec un capital symbolique déjà constitué.