Passionnant merci, Habermas était un visionnaire des maux de notre démocratie fatiguée.
Concernant la rémunération des contenus, je pense vraiment qu’on peut trouver une voie qui rémunère les créateurs sans que le contenu ne soit conçu comme un « instrument de conversion ». Il faut que les textes, vidéos, podcasts aient un sens en soi.
Mais bien sûr que produire tout cela a un coût et qu’on doit pouvoir en vivre si cela intéresse suffisamment de personnes.
Je trouve que votre article offre des clés très utiles pour accomplir cela, une boussole pour naviguer dans les eaux tumultueuses de la monétisation des contenus culturels.
Je n'ai rien contre la vente d'un produit, d'un service. C'est normal que les gens paient pour quelque chose de précis. J'ai aussi une offre de club de lecture payante, c'est le produit.
Mais je me vois mal monétiser mes publications, ma conversation, ma tentative de rejoindre et de communiquer avec d'autres, ma propre publicité pour faire connaître qui je suis et ce que j'ai à offrir. Je trouve prétentieux l'idée de croire que tous les signes quelques qu'ils soient, jetés sur l'écran, méritent qu'on mette la main à la poche. Mais, c'est moi...et Habermas, semble-t'il ahahah!
J'imagine qu'il y a d'autres personnes qui partagent aussi ce point de vue.
Oh, faut que je cherche beaucoup par moi-même pour finir par faire du sens, en langage normal de ce que ça parle... ça me semble des concepts simples, mis en termes complexes...un peu comme en Théories de la réception finalement...
Dans le cadre du challenge d’écriture de La Clairière, on doit s’essayer au mur de paiement. Ces filles font voir les choses autrement. Un paywall devient une proposition de soutien à l’ensemble d’un projet créatif plutôt que le paiement d’un octroi pour accéder à la fin d’un texte dont on peut de toute façon se passer. C’est un engagement du lecteur mais aussi de l’auteur. Il s’engage à être présent, proposer des textes authentiques et de qualité, progresser, créer une communauté avec ses abonnés, créer des opportunités de discussions en Live, etc… Bref, donner un sens au soutien financier du lecteur.
N.B : J’essaie de me convaincre moi-même car cela me sort vraiment de mon fonctionnement ordinaire ( toujours dévaloriser ce que je fais ).
J’ai fait cet atelier moi aussi. Nous avons eu des divergences à ce sujet car je ne partage pas cette vision, et j'étais là pour un atelier d'écriture, pas de monétisation. J'ai joué le jeu, mais ça ne colle pas, ce n'est pas moi. Je ne considère pas ce que j’écris comme un produit. Et ma relation avec mes lecteurs, c’est un échange, pas une transaction.
Le paywall, même rebaptisé soutien, reste une barrière entre un texte et celui qui veut le lire. Écrire et se retrouver avec deux personnes de l’autre côté, très peu pour moi. Je préfère laisser tout gratuit, toucher le plus de gens possible, et garder le pacte de lecture intact.
On a tous nos motivations, nos valeurs. Celle du paiement exigé ne fait pas partie des miennes, mais si quelqu’un aime assez ce que je fais pour m’offrir un café, la possibilité est là, l’abonnement payant existe. Et ici, il donnera accès, dès juillet, au club de lecture Dans la marge. C’est la seule activité payante, et elle l’est parce que je fournis un travail d’organisation réel.
Oui, l’Ecclesia et Habermas, c’est la même idée de base: des gens qui se rassemblent pour décider ensemble. La différence : à Athènes, l’assemblée était le pouvoir. Chez Habermas, l’espace public est en dehors du pouvoir, il lui fait pression de l’extérieur. C’est ça qui est nouveau au XVIIIe siècle. Et les deux excluaient du monde. Mais l’espace public bourgeois a au moins fourni les arguments que les exclus ont utilisés pour réclamer leur place.
Passionnant merci, Habermas était un visionnaire des maux de notre démocratie fatiguée.
Concernant la rémunération des contenus, je pense vraiment qu’on peut trouver une voie qui rémunère les créateurs sans que le contenu ne soit conçu comme un « instrument de conversion ». Il faut que les textes, vidéos, podcasts aient un sens en soi.
Mais bien sûr que produire tout cela a un coût et qu’on doit pouvoir en vivre si cela intéresse suffisamment de personnes.
Je trouve que votre article offre des clés très utiles pour accomplir cela, une boussole pour naviguer dans les eaux tumultueuses de la monétisation des contenus culturels.
Je n'ai rien contre la vente d'un produit, d'un service. C'est normal que les gens paient pour quelque chose de précis. J'ai aussi une offre de club de lecture payante, c'est le produit.
Mais je me vois mal monétiser mes publications, ma conversation, ma tentative de rejoindre et de communiquer avec d'autres, ma propre publicité pour faire connaître qui je suis et ce que j'ai à offrir. Je trouve prétentieux l'idée de croire que tous les signes quelques qu'ils soient, jetés sur l'écran, méritent qu'on mette la main à la poche. Mais, c'est moi...et Habermas, semble-t'il ahahah!
J'imagine qu'il y a d'autres personnes qui partagent aussi ce point de vue.
Brillant ce texte. Ce cours t'inspire.
Oh, faut que je cherche beaucoup par moi-même pour finir par faire du sens, en langage normal de ce que ça parle... ça me semble des concepts simples, mis en termes complexes...un peu comme en Théories de la réception finalement...
Merci... ça me semble juste une évidence, pourtant. On pourra en reparler plus tard.
Ton analyse est non seulement fascinante, mais elle est fine et lucide.
Le lien que tu développes entre la pensée d'Habermas et les méthodes de monnétisation sur Substack, c'est brillant.
Bravo !
Dans le cadre du challenge d’écriture de La Clairière, on doit s’essayer au mur de paiement. Ces filles font voir les choses autrement. Un paywall devient une proposition de soutien à l’ensemble d’un projet créatif plutôt que le paiement d’un octroi pour accéder à la fin d’un texte dont on peut de toute façon se passer. C’est un engagement du lecteur mais aussi de l’auteur. Il s’engage à être présent, proposer des textes authentiques et de qualité, progresser, créer une communauté avec ses abonnés, créer des opportunités de discussions en Live, etc… Bref, donner un sens au soutien financier du lecteur.
N.B : J’essaie de me convaincre moi-même car cela me sort vraiment de mon fonctionnement ordinaire ( toujours dévaloriser ce que je fais ).
J’ai fait cet atelier moi aussi. Nous avons eu des divergences à ce sujet car je ne partage pas cette vision, et j'étais là pour un atelier d'écriture, pas de monétisation. J'ai joué le jeu, mais ça ne colle pas, ce n'est pas moi. Je ne considère pas ce que j’écris comme un produit. Et ma relation avec mes lecteurs, c’est un échange, pas une transaction.
Le paywall, même rebaptisé soutien, reste une barrière entre un texte et celui qui veut le lire. Écrire et se retrouver avec deux personnes de l’autre côté, très peu pour moi. Je préfère laisser tout gratuit, toucher le plus de gens possible, et garder le pacte de lecture intact.
On a tous nos motivations, nos valeurs. Celle du paiement exigé ne fait pas partie des miennes, mais si quelqu’un aime assez ce que je fais pour m’offrir un café, la possibilité est là, l’abonnement payant existe. Et ici, il donnera accès, dès juillet, au club de lecture Dans la marge. C’est la seule activité payante, et elle l’est parce que je fournis un travail d’organisation réel.
Oui je comprends tout à fait. C'est dérangeant.
Oui, l’Ecclesia et Habermas, c’est la même idée de base: des gens qui se rassemblent pour décider ensemble. La différence : à Athènes, l’assemblée était le pouvoir. Chez Habermas, l’espace public est en dehors du pouvoir, il lui fait pression de l’extérieur. C’est ça qui est nouveau au XVIIIe siècle. Et les deux excluaient du monde. Mais l’espace public bourgeois a au moins fourni les arguments que les exclus ont utilisés pour réclamer leur place.