La mode au poétique
ou comment je me suis commise sans savoir nager
Je ne connais rien à la poésie. Je ne connais pas les formes, ni les écoles, ni les noms qu’il faudrait avoir lus pour en parler avec autorité. Le mot césure me fait penser à une opération chirurgicale.
Mais j’en lis un peu. Et parfois, ce que je lis me fait penser : pourquoi pas?
Je n’y mets aucune ambition. Je ne prétends à aucune compétence. Mais j’ai cette imprudence tranquille qu’on ressent parfois devant une eau inconnue, l’envie de sauter sans savoir … juste pour voir.
Le résultat est là, imparfait, avec des rythmes qui boitent par endroits. Mais il est honnête. Et l’honnêteté, j’ai l’impression que c’est plus rare qu’on ne le croit.
Un peu à côté
Ta main s’approche et puis s’arrête, je ne sais plus
ta bouche est là, si près, cherchant où se poser.
Tu penches un peu la tête, et mes doigts hésitent
sur ta hanche, ou peut-être un peu à côté.
Un mot que je ne comprends pas,
j’acquiesce d’un geste pour ne rien rompre.
Nos souffles mêlés, déjà là,
un frôlement que je n’attendais pas.
Je ne sais toujours pas nager. Mais je ne me suis pas noyée.




J’aime ton imprudence tranquille Johanne!! Elle donne envie de plonger avec toi!!
Belle et douce évocation!