Ça me fait penser aux vieux du village qui regardaient les nuages. Y en avait un qui voyait un cheval. L’autre voyait un dragon. Le troisième jurait que c’était la face de sa belle-mère. Le nuage, lui, faisait juste passer.
On est tous un peu comme ça. On prend trois événements qui marchent dans la même direction pis on leur tricote une destinée. On attache des ficelles entre des boutons qui n’ont jamais demandé à devenir une chemise.
Le cerveau déteste le vide comme les matantes détestent un buffet à volonté qui ferme à huit heures. Faque il remplit. Avec du sens. Avec des souvenirs. Avec des hypothèses. Avec des « ça peut pas être une coïncidence ».
Des fois, il a raison. Pis des fois, il construit un pont suspendu entre deux montagnes qui n’ont même jamais entendu parler l’une de l’autre. La difficulté, c’est pas de voir des constellations. C’est de se rappeler que les étoiles, elles, n’ont jamais signé le contrat.
Parce qu’entre une intuition brillante pis une théorie toute croche, il y a souvent juste une preuve qui manque. Pis une preuve qui manque, c’est pas un détail. C’est le trou dans la chaloupe.
Oui le dangereux ce n'est pas les liens ou les idées (il serait à mon avis plus dangereux de ne pas en produire) mais le poids qu'on y affecte et, comme on est obligé par nature de tout simplifier, on peut facilement avoir tendance à se laisser aller à sur-pondérer les idées qui nourrissent un narratif qui nous plaît ou nous simplifie la vie (que l'idée vienne de nous ou pas d'ailleurs)
Moi je souscris au point de jouer à ce jeu régulièrement :
https://fr.wikipedia.org/wiki/Wikiracing?wprov=sfla1
Oh j'aime!!!!
Ça me fait penser aux vieux du village qui regardaient les nuages. Y en avait un qui voyait un cheval. L’autre voyait un dragon. Le troisième jurait que c’était la face de sa belle-mère. Le nuage, lui, faisait juste passer.
On est tous un peu comme ça. On prend trois événements qui marchent dans la même direction pis on leur tricote une destinée. On attache des ficelles entre des boutons qui n’ont jamais demandé à devenir une chemise.
Le cerveau déteste le vide comme les matantes détestent un buffet à volonté qui ferme à huit heures. Faque il remplit. Avec du sens. Avec des souvenirs. Avec des hypothèses. Avec des « ça peut pas être une coïncidence ».
Des fois, il a raison. Pis des fois, il construit un pont suspendu entre deux montagnes qui n’ont même jamais entendu parler l’une de l’autre. La difficulté, c’est pas de voir des constellations. C’est de se rappeler que les étoiles, elles, n’ont jamais signé le contrat.
Parce qu’entre une intuition brillante pis une théorie toute croche, il y a souvent juste une preuve qui manque. Pis une preuve qui manque, c’est pas un détail. C’est le trou dans la chaloupe.
Oui le dangereux ce n'est pas les liens ou les idées (il serait à mon avis plus dangereux de ne pas en produire) mais le poids qu'on y affecte et, comme on est obligé par nature de tout simplifier, on peut facilement avoir tendance à se laisser aller à sur-pondérer les idées qui nourrissent un narratif qui nous plaît ou nous simplifie la vie (que l'idée vienne de nous ou pas d'ailleurs)
Intéressant comme réflexion.