11 Commentaires
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Avatar de Suzy Wong

Sibole! Je pensais écrire en mes mots exactement ce que je lis là. Merrrrci!

Avatar de Johanne
29mModifié

Vas y, écris le… on se demande pourquoi le masculinisme… est ce qu’on regarde ce qu’on donne à voir comme féminin?

Avatar de Magali Legault

Oui je sais de quel malaise tu parles.

Tes mots m’aide à mieux le cerner.

Et je reste curieuse de mieux comprendre. La ligne est où?

Avatar de Johanne

Je pense qu’elle se trouve dans l’intention. Ça se sent, se voit. Mais c’est peut être plus subjectif que je le crois…

Avatar de Arcand Suzanne

Très intéressant se texte qui porte à la réflection.

Avatar de Frédéric Rotolo

“je sens la différence entre un corps traversé par une pensée et un corps utilisé comme seuil d’attention.” : me donne envie d’y réfléchir, de comprendre mieux les tenants et les suites, les rapports entre la séduction et l’obscénité - je ne sais pas pourquoi j’ai pensé au burlesque… À lire, c’est brillant !

Avatar de Johanne

Le burlesque est une piste intéressante, il y a là une conscience du jeu, une distance assumée. Ce qui m’intéresse ici, c’est autre chose : quand la conscience du jeu devient elle-même un argument de vente.

Avatar de Frédéric Rotolo

Cette « conscience du jeu » qui se compromet en jouant selon ses règles et finit par ne plus rien dénoncer du tout ?

Il faudrait questionner les formes induites par le média choisi par cette conscience pour s’exprimer ? Permettent-elles à la conscience de se maintenir - car on n’est pas conscient tout le temps. C’est fatigant. C’est d’ailleurs pour moi ce qui m’intéresse, me touche dans votre texte : la lassitude puis le désintérêt dont vous témoignez face à ce type d’expression.

Avatar de Johanne

Le jeu ne dénonce pas — il participe. Mais ce qui me frappe davantage, c’est la structure derrière. Prenons pour exemple OF: 84% de créatrices, 79% d’abonnés masculins. Les femmes ne se parlent pas entre elles. Elles se donnent en spectacle devant un public qui paie. La conversation entre femmes est une mise en scène. Le vrai interlocuteur a toujours été là, derrière l’écran. Et oui, à un moment, on se lasse de parler à quelqu’un qui n’est pas dans la pièce.

Avatar de Libertad1312

Je pense comprendre le désarroi que tu exprimes ici. Mais je me trompe peut-être, avec ma vision d'homme...

Meme si je suis venu ici pour d'autres motifs, au niveau des textes intimistes, j'ai franchement été d'abord attiré ici par les récits érotiques. Jusqu'à m'en lasser, tellement je les trouvais correspondre aux clichés du porno mainstream. Toujours des histoires de séduction flirtant avec des tabous, avec toujours les mêmes ficelles de domination pour soi-disant "pimenter" ces récits.

Au bout d'une dizaine de ces lectures, parfois illustrées de photos, clichés de regard masculin (le fameux male-gaze), j'ai craqué.

Marre de ce formatage, à un tel point que je me suis demandé si ces textes avaient été bien écrits par leur supposées autrices. S'il ne s'agissaient pas encore de fausses confidences, à la "Pauline Réage" en nettement moins littéraire...

Du coup, maintenant que j'ai découvert ici, notamment grâce à toi, des textes témoignant davantage d'intériorité, de blessures, de rédemption, je ne lis ici que ceux-ci. Et ces textes m'aident tellement à comprendre le désarroi des femmes, et souvent aussi le mien. Je vous suis tellement reconnaissant d'oser mettre des mots sur des ressentis que je ne savais interpréter. Merci à toi, merci à toutes !

Alors, je sais pas si j'ai capté ce que tu voulais dire, mais voilà le ressenti que ton texte a fait naître en moi.

Avatar de Johanne

Le trauma mis en scène joue la même dynamique, mais il garde au moins les femmes dans la salle. La blessure calibrée, bien éclairée, reste consommable. Ce qui change, c’est le public cible. Pas le mécanisme. Je préfère qu’on me garde dans la conversation :-)