Écrire à hauteur de cuisine
De l'usage domestique des mots
Je suis vraiment surprise de ce que les lecteurs aiment, des thèmes qui font réagir, des textes qui apportent des petits coeurs et des commentaires.
Manifestement, mes lecteurs (et les passants) semblent préférer les publications qui parle de moi, de ma petite vie de madame ordinaire assise sur son tabouret à l’ilôt de sa cuisine pour écrire sur tout et rien entre deux brassées de lavage, alors que je voudrais tellement toucher par des écrits plus profonds, plus littéraire… Pendant ce temps-là, mes élans les plus travaillés, regardent passer le train en silence.
Il faut croire que le banal bien éclairé bat le profond mal compris à plate couture. Qui l’eût cru?
Et pour écrire, il faut quand même avoir quelque chose à dire. Des fois, le réservoir est sur la réserve. C’est la vie. Et le lavage.
C’est pas plus mal, l’écriture de soi à la place des histoires fictives toutes inventées, en fait c’est même très bien et pratiqué par plusieurs. Sauf que ma vie est ben que trop tranquille pour fournir du stock à émotions régulièrement, pis mes électros ne me font pas damner à chaque semaine. Je ne vis pas de drames hebdomadaires, ni d’épiphanies tous les mardis. Et pour écrire, faut encore avoir quelque chose à dire. Pis des fois, je manque de matériel, sérieux…
Alors je lance une bouteille à la mer.
Pose-moi une question. Si ça m’allume, je te réponds en publication. Si ça m’ennuie, je me garde le droit de retourner plier des serviettes.
Tu veux connaître mes vies d’avant? Comme un chat, j’en ai une collection… pige un numéro de un à neuf…
Tu veux connaître mon nombre d’amants à vie? Tu peux demander… la réponse pourrait surprendre… et te choquer.
Tu veux tout savoir de mon premier mariage? Du deuxième? De ce qui s’est passé entre les deux? Go for it…
Bref.
La bouteille est lancée.
On verra bien ce qui revient… ou si je finis par plier mon linge.




Dis Joanne, c’était quoi ton jeu préféré quand t’étais enfant?
Tu me fais penser à une discussion que j’avais avec ma copine. Elle a beaucoup de difficulté à se retrouver dans une partie de la littérature québécoise, car s’est beaucoup de l’autofiction et que ce n’est pas sa tasse de thé.
Alors : crois-tu que nous aimons autant ce style car on s’y reconnaît? Car nous en sommes rendus à ce point dans notre identité?