16 Commentaires
Avatar de User
Avatar de A.

C'est un peu compliqué de parler de ce texte. Néanmoins, si je veux faire un remake de l'homme qui rétrécit, je sais qui appeler. 🙂‍↕️.

Avatar de Johanne

Booo t'es pas drôle..

Avatar de A.

Désolé, c'est sûrement une défense. Mais ça a fonctionné pour ma maman quand elle avait son cancer. L'humour noir l’a sauvé.

Avatar de Johanne

Monsieur, vous méconnaissez profondément la nature de mon art.

Je ne suis pas une femme qui constate une légère perte de taille. Je suis une immense tragédienne. Une Sarah Bernhardt née dans un bungalow de banlieue, qui entre en scène, drapée d’un peignoir beaucoup trop majestueux pour les circonstances, une main sur le cœur, l’autre tendue vers un ciel manifestement indifférent.

« Ô destin! Pourquoi m’arracher deux virgule cinq centimètres alors que j’avais encore tant de centimètres à offrir au monde? »

Je réclame des sanglots. Je réclame une musique orchestrale. Je réclame des critiques enthousiastes qui écriront : « Jamais une perte d’un pouce n’avait été interprétée avec une telle intensité. »

Votre humour noir est certainement très utile aux gens raisonnables. Moi, j’ai choisi l’excès. C’est infiniment plus spectaculaire.

Avatar de A.

😂😂😂

On dirait la tirade finale d'une telenovela sud-américaine. Je suis conquis.

Avatar de Johanne
Jul 9Modifié

Je te refais ça full Québec:

Ah ben là, m'sieur… vous comprenez rien pantoute à mon personnage.

Moé, chu pas une femme qui perd un pouce. Chu une femme à qui le destin arrache un pouce. C’est pas pareil.

J’entre dans cuisine, le ruban à mesurer pend encore dans main, pis j’le regarde de travers, le traitre.

« Toé! Après vingt ans dans c’te maison! C’est de même que tu m’mercies? ». Il prend le bord des vidanges drette là, le ticrisse!

J’me promène en rond. J’ouvre les armoires pour rien. J’regarde par la fenêtre comme si toute Montréal pouvait comprendre ma douleur. J’attends quasiment qu’une voisine cogne à porte pour m’dire : « Johanne… on est toutes avec toé. »

Pis là, quelqu’un arrive avec de l'humour noir. Sérieux?

L’humour noir?

Monsieur… laissez-moé au moins finir mon troisième acte! J’ai pas encore assez souffert pour mériter une bonne blague. Chu encore en train de négocier avec les dieux du tape à mesurer.

Quand j’vas être rendue à accepter mon sort, j’vous promets qu’on rira ensemble. Mais là? Là, j’suis encore en pleine représentation.

Avatar de A.
Jul 9Modifié

Bah, voilà que je me fais engueuler dans tous les registres de langue. Eh ben. 😬

Avatar de Suzy Wong

Il y a des découvertes qui font plus de bruit dans la tête que dans le corps.

Perdre un pouce, c’est un chiffre. Ce qui fait peur, c’est tout ce que notre imagination construit autour de ce chiffre. Elle est bonne pour relier des points, même ceux qui ne vont pas ensemble. (J’ai perdu 2 pouces 1/2 et la CNESST à l’époque me les a remboursés! 🤪)

Tu fais bien de vouloir vérifier. La peur mérite parfois un examen, mais elle ne devrait jamais rendre le verdict avant les médecins. En attendant, n’oublie pas une chose : ton corps t’a déjà fait traverser des tempêtes autrement plus grosses qu’un ruban à mesurer. Il est peut-être plus fragile qu’à vingt ans, mais il est aussi la preuve qu’il sait encore tenir debout.

Avatar de Johanne

Oui, c’est aussi ce que j’espère. 🙂 Cela dit, mon inquiétude ne vient pas seulement de mon imagination. J’ai pris des corticostéroïdes pendant de nombreuses années, et le risque d’ostéoporose précoce associé à ce type de traitement est bien documenté. C’est ce qui a fait le lien dans ma tête.

Tu as raison sur un point : ce n’est pas à la peur de poser le diagnostic. Mais elle peut parfois nous rappeler qu’il est temps de vérifier si tout va bien.

Avatar de Suzy Wong

Tu dois faire vérifier et, hélas, les corticostéroïdes ont souvent avoir avec l’ostéoporose précoce…

Avatar de Andréanne Slythe

Johanne,

tu partages ton vécu avec sincérité et il est évident que tu fais face à cette situation avec beaucoup de courage. Perdre un pouce, ce petit chiffre sur un ruban, devient soudain le symbole d’une fragilité que tu ressens en toi, et c’est normal que cela suscite une inquiétude profonde. Ton corps, avec toute son histoire, te parle à travers ce signe, et il est important de l’écouter.

Le Dr Gabor Maté, un expert en lien entre stress, émotions et maladies chroniques, souligne justement que notre corps garde la trace des stress et traumatismes vécus. Il montre que des traitements médicaux comme les corticostéroïdes (dont la cortisone fait partie) sont souvent nécessaires pour calmer un système immunitaire trop actif, comme dans ton cas avec le PTI. Mais ces médicaments, qui imitent l’action d’une hormone naturelle appelée cortisol, ont aussi des effets complexes sur le corps à long terme, notamment sur les os.

Le cortisol, hormone naturelle du stress, aide le corps à gérer les défis en régulant l’inflammation et en fournissant de l’énergie, mais quand son équilibre est perturbé, soit par la maladie, soit par des traitements, cela peut entraîner des fragilités comme celles que tu ressens aujourd’hui.

Ta peur est légitime, et c’est une bonne chose que tu veuilles vérifier, t’informer et prendre soin de toi avec un professionnel en qui tu pourras avoir confiance. La médecine, comme le souligne Gabor Maté, doit s’intéresser autant à la dimension émotionnelle qu’à la dimension physique de la santé. Ce regard global sur toi pourra t’aider à avancer avec plus de sérénité.

Ton corps a déjà traversé des tempêtes importantes, et cette nouvelle découverte n’enlève rien à ta force. Prends le temps qu’il faut, sois douce avec toi-même, et continue de te faire confiance. Ta vigilance et ton écoute sont des alliées précieuses dans ce chemin.

Je t’envoie beaucoup de bienveillance pour cette étape, en espérant que tu trouveras le soutien et les réponses dont tu as besoin.

🪶💛🕊

Avatar de Johanne
Jul 9Modifié

Merci! Oui, c'est insécurisant de ne pas savoir sur qui compter, de devoir faire confiance à des inconnus qui nous voient trois minutes et demi et qui peuvent être très compétents comme totalement nuls, on a rien pour mesurer ça... mais, pas le choix... je dois faire au moins des tests pour constater l'étendue des dommages et faire en sorte de ralentir le processus si possible... mais ça m'amène à me poser plein de questions sur des petits accros au bien-être que j'ai ressenti dernièrement, plus de fatigue malgré un sommeil correct, moins d'énergie... rien de dramatique, mais assez pour dire quelque chose se passe... j'attends un retour d'appel du 811... et comme je ne suis pas à l'article de la mort, ça va certainement prendre quelques jours. C'est correct, je vais survivre...mais je voudrais quand meme être fixée rapidement!