Vacances
Petits accrocs d’arrivée sous les tropiques
Je suis actuellement dans le village de Santa Barbara de Samana.
Nous venons en République dominicaine depuis plusieurs années. Au début, c’était dans des resorts : la facilité, la tranquillité d’esprit, particulièrement avec des enfants. La nourriture disponible en tout temps, pas besoin d’explorer les villages ni de composer avec une nourriture inconnue. Les piscines, la mer, la musique. Tout était simple, pris en charge.
Mais depuis 2021, nous allons ailleurs.
Cet ailleurs, c’est chez nous.
Un tout petit studio, pas plus grand qu’une chambre d’hôtel : une cuisinette minimale, une chambre au lit trop grand, un petit salon et un balcon correct. Le tout au quatrième étage d’un hôtel qui se veut chic, le Hacienda Samana Bay, alors qu’ici, on fait souvent avec les moyens du bord, et ces moyens sont surtout faits de débrouillardise, rien de plus.






Ce voyage a commencé de façon un peu étrange. Dans l’avion, nous étions assis sur deux des trois sièges au centre. Un monsieur occupait le troisième. Puis d’autres passagers sont arrivés, convaincus d’avoir exactement les mêmes sièges que nous, rangée 31. L’agent de bord nous a expliqué que les sièges 31 correspondaient en fait à la rangée devant. Nous avons bougé. Le monsieur du troisième siège aussi était au mauvais endroit! Une coïncidence suffisamment absurde pour rester en tête.
Le vol s’est déroulé sans histoire. À l’arrivée, en revanche, il y avait foule aux douanes. Nous faisions partie des derniers à passer. Nos bagages étaient déjà disponibles, mais une file interminable nous attendait. Finalement, j’ai aperçu Emilio, notre chauffeur habituel. Il n’a même plus besoin d’affiche avec mon nom pour me reconnaître, nous sommes devenus des clients réguliers. Une heure de route plus tard, il nous a déposés à l’hôtel avec nos bagages.
À la réception, on nous apprend que notre studio n’était pas disponible. Nous étions relocalisés pour la nuit. La fatigue et la colère sont montée d’un coup. Quand je viens ici, c’est pour être chez moi, même si tous les studios se ressemblent. Je voulais le mien, tout simplement, comme une enfant gâtée qui ne tolère aucune déconvenue. Mais il a fallu accepter l’évidence : ce ne serait pas pour ce soir-là. Nous avons donc monté nos affaires dans une chambre semblable, mais inversée. J’étais encore fâchée.
Nous avions pourtant demandé à l’avance que les réparations soient faites avant notre arrivée, si nécessaire. L’idée que cela traîne encore m’est toujours difficilement concevable. J’ai malheureusement encore du mal à accepter un rythme différent de celui auquel ma vie de fou, au nord, m’a habitué.
Je me suis mise à organiser les bagages. Puis j’ai cherché mon grand bagage à main. Un grand sac de toile bleu avec de grosses fleurs rouge, impossiblecà rater. À l’intérieur : mon portefeuille avec mes pièces d’identité, mon iPad, tous les câbles pour recharger les appareils, mes livres, mes chaussures de marche, ma doudoune. Il n’était nulle part.
Mon mari est descendu à la réception pour vérifier si le sac était resté en bas. Non. Il n’y était pas. Je me suis mise à tourner sur moi-même comme un ours en cage. Deux possibilités restaient : le sac est resté à l’aéroport ou il se trouve encore dans le coffre de la voiture qui nous a conduits ici.
Appel au chauffeur, déjà rentré chez lui. Oui, le sac était bien là. Il le rapporterait le lendemain matin.
Soulagement immédiat, mêlé d’irritation. Je me suis souvenue avoir déposé le sac dans le coffre avec les valises. J’avais voulu le prendre moi-même, mais il m’avait gentiment indiqué qu’il s’occupait de sortir les bagages. Il avait oublié celui-là. J’ai imaginé l’horreur si nous avions pris un taxi au hasard à la sortie de l’aéroport. Le sac aurait été perdu pour de bon.
La nuit a finalement été bonne. L’épuisement a gagné sur l’agitation. Le sac a été rapporté dès l’heure du déjeuner, à mon immense soulagement. Depuis, je me détends enfin. Il pleut, la température tourne autour de 23 degrés, mais je ne me plains pas. Le soleil reviendra. Ce qui compte, c’est de manquer quelques jours de froid, même si Montréal annonce des températures plus clémentes qu’au moment de notre départ.






Aujourd’hui, ce fut jour de repos complet. J’ai vraiment rien foutu!
Je pense peut-être vous montrer la terrasse sur le toit lors d’un live, jeudi le 5 février en après-midi. J’explore encore comment le faire techniquement. Si j’y parviens, je ferai signe à tout le monde par le chat. Ce serait une belle façon de partager, pour un moment, un petit bout d’ici.



FIOU POUR TON BAGAGE 🧳!!