Un samedi matin ben ordinaire
Ou, comment ça se passe dans ma tête
Te faire ressentir comment ça se passe dans ma tête, le joyeux désordre des idées qui se butent l’une et l’autre, leurs culbutes et leur croc-en-jambes. Autant dire que tout est cul par-dessus tête. J’écris trois mots ici, j’en lis quatre ailleurs, je bloque un dude qui n’a aucune publication mais qui insiste pour que je le suive !?!!? Fuck that, out you go, ou, encore mieux Off with his head!! Je suis assez vieille pour savoir que suivre n’importe qui, c’est jamais une bonne idée, surtout s’il a un van blanc avec un petit chien cute dedans!
Je retourne sur la vidéo lâchée y a quinze minutes, mais ooups, faut que je sorte le chien…le lavage vient de finir, la cloche m’appelle, ma mère aussi faque je lâche toute et je réponds…paraît que l’Iphone offert à sa sortie d’hôpital ne fonctionne pas… je l’appelle à ce numéro, elle répond… je ne comprends pas pourquoi elle le croyait défecteux… si ça sonne pas c’est juste parce que personne ne l’appelle à ce numéro, y a le telephone quasi mural pour ça. Je retourne à mes moutons, le berger veut rentrer, je sors le recyclage, je lis trois mots, j’en écris quatre…le lavage, sti… tend meunute, je r’viens…
Ce matin, entre le café et la marche du chien sur patinoire mouvante, on a reperçé mon oreille droite. La droite, ouin, de laquelle je ne veux rien savoir…Ah shit, j’avais dit pas de politique ici, mais des fois, c’est plus fort que moi, ça me tord les tripes, je me retiens de réagir. Mais je pense trop fort à cette femme assassinée de sang froid par un crisse de gros lard lette à mort, trumpiste de mon cul! Fucking bitch qui pourrait être moi, toi, nous, n’importe laquelle d’entre nous qui ferait connaître le fond de sa pensée, qui ne se laisse pas intimider par des idiots en suits militaires… J’écris trois mots, j’en lis deux et demi, je retourne à la vidéo, mais on a reçu du chocolat de Suisse, hier, du Laderach, rien de moins…j’en mange un morceau trop gros pour être avouable. Ce serait ben mon genre de répondre sur le même ton que cette femme à tout porteur de couilles qui tenterait de me faire peur… je serais celle avec la balle entre les yeux, nous sommes toutes à risque, parce que femmes, toutes à risque parce qu’éduquées, hors de nos cuisines! J’ai mal à mon genre!
Le reperçage de mon blocage de trou de boucle d’oreille m’a remis en mémoire nos années BDSM, les jeux de lames, les petites aiguilles, sa main qui retient, me contient, l’aiguille qui pousse et perce et ce feeling de tattouage doux, persistant, rythmique, ça me met en transe… c’est fait, me dit-il, pas ému pour deux cennes… tant mieux, je suis devenue asexuelle depuis le temps, trop d’abus dans toute ont fait de moi une presque sainte…pas d’alcool, pas de tabac, pas de dope, pas de sexe. Le trop a tué l’intérêt, le trop a failli me tuer… Mais, c’tait cool d’être des lapins Energizer, le temps que ça allait mais c’est pas soutenable sur un très long terme… je retourne à mes mots, j’en lis quatre, j’en écris deux, la vidéo peut bien attendre, je vis ça comme une torture, suivre le beat des autres sans pouvoir jouer moi aussi. J’ai toujours rêvé d’être drummer dans un gros band rock. Les bras des drummers me mettent en transe, la force, les muscles durs, bandés, la frappe, le cœur qui cogne dans la poitrine, au show de Prince en 2001-2002? Je recevais ces coups sur la peau tendue de la grosse caisse, direct dans la cage thoracique, un exercice de RCR improvisé en pleine foule en délire!
Et …shit, le lavage, le chien, la vidéo du diable, le texte de l’enfer, Irma et son courrier du cœur… Ok, ok, je publie ça là tusuite, drette là!!





la vidéo du diable fait dire : xoxo
aussi "Le reperçage de mon blocage de trou de boucle d’oreille m’a remis en mémoire nos années BDSM" JOHANNE CONFIE TOI
Woah quel tourbillon 🌀! Jai hâte de suivre la prochaine bourrasque!💨