Samedi… Une nouvelle semaine d’écriture se termine et, comme chaque fois, une même proposition a pris des chemins auxquels je n’aurais pas pensé.
C’est probablement ce que j’aime le plus dans cet exercice, lancer quelque chose sans savoir ce qui me reviendra. Une image, quelques mots, une contrainte légère, puis chacun s’en empare avec son imaginaire, son humour, ses obsessions, ses souvenirs. À l’arrivée, les textes ont parfois si peu en commun qu’on pourrait oublier qu’ils sont partis du même endroit.
Voici donc les textes de cette semaine, dans toute leur joyeuse indiscipline sur le thème de la marmotte au jardin.


Ici, oubliez les marmottes sympathiques. Celle-ci enterre des secrets dans le potager de Lazare Veyrat, un maître-confiseur qui semble avoir une recette bien à lui pour faire prospérer son jardin… et son commerce. Un conte noir, grinçant et savoureusement dérangeant.
Suzie nous relate sa rencontre inattendue avec une marmotte qui prend rapidement des allures d’inspection officielle. Avec humour et finesse, l’auteure renverse les rôles : ce n’est plus l’humain qui observe l’animal, mais l’animal qui semble évaluer l’humain. Un texte léger, contemplatif et plein d’autodérision, qui nous invite à réfléchir à notre place dans le vivant.
Martin a changé de registre, cette semaine. Il nous amène dans le Montréal des années 1980, entre colocataires, petits boulots, aide sociale et débrouillardise. Avec la langue de chez nous et un narrateur qui ne mâche pas ses mots, l’auteur brosse un portrait à la fois drôle, grinçant et profondément humain. Une histoire où la marmotte devient un « siffleux » qu’on n’est pas près d’oublier.
Cette semaine, la parole est donnée… à la marmotte! Avec beaucoup d’humour et une bonne dose d’autodérision, Patrice Saucier imagine les pensées de cette visiteuse estivale qui observe les humains avec autant de curiosité qu’ils l’observent. Un texte drôle, tendre et plein de clins d’œil, qui nous rappelle que chaque histoire a plusieurs points de vue. Bonne lecture!
Cette semaine, Andréanne Slythe nous invite à ralentir et à déplacer notre regard. À partir d’une simple rencontre avec une marmotte, le texte s’élargit pour réfléchir à la place qu’occupent les humains parmi toutes les formes de vie qui partagent la ville. Une lecture contemplative qui nous rappelle que nous ne sommes pas les seuls à croire que ce territoire nous appartient.
Les photos du lundi sont souvent le point de départ d’histoires inattendues. Cette semaine ne fait pas exception. L’auteur s’empare de cette marmotte pour construire un texte original, nourri de références et de réflexions qui surprennent dès les premières lignes.
Et ma version pour clore cette semaine.
J’ai beaucoup observé les marmottes au printemps et au cours de l’été, je les ai vu disparaître sous les clôtures, surgir ailleurs, détaler au moindre danger et revenir plus tard comme si de rien n’était. À force de les regarder, je me suis demandé ce qu’elles pouvaient bien savoir de l’endroit où elles vivent. Ce qu’elles connaissent, ce qu’elles reconnaissent, ce qui se transmet d’une génération à l’autre sans carte, sans adresse et sans nom de rue.
De cette question est née cette petite histoire.
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Et voilà pour cette semaine.
Merci à toutes celles et ceux qui ont pris le temps d’écrire, mais aussi de lire les textes des autres et de laisser quelques mots au passage. C’est cette circulation entre les textes qui fait vivre le jeu bien au-delà de la proposition du départ.
Je retourne maintenant à ma boîte de photos chercher ce qui nous attend la semaine prochaine. À bientôt pour une nouvelle proposition, dès lundi.







Ça a été un très bon exercice. Si j'ai du temps, je pourrais peut-être participer au prochain.