Sans brouillard, sans glaçon
mais pas sans douceur
Je suis parfaite. Oui oui, n’en doutez pas.
Un ange de sobriété et de patience.
Je ne bois pas, je ne fume pas, je ne mens pas.
Et pourtant, ma vie est pleine. Mon imaginaire déborde. Temps morts, je ne connais pas, ma créativité est en perpétuelle ébulition. Et je ne me cache pas derrière un écran de fumée ni derrière un glaçon nageant dans le rhum.
La vie m’amène des moments difficiles, comme à tout le monde, mais je n’ai aucune béquille pour en arrondir les coins, pas de coussins pour adoucir les chutes. Je vis mes angoisses à froid, mes terreurs à vif. Et je m’en remets.
C’est souvent là que quelque chose cloche aux yeux des autres. On trouve ça étrange, suspect : sans soupape, il manque forcément quelque chose, un défaut caché. « Ce n’est pas normal », m’a-t-on dit, inquiet et professionnel. « Un verre de vin aide à décompresser ». J’ai écouté. Pas répliqué. Ce modèle n’était plus le mien.
Et pourtant, il fut un temps où rien n’était aussi clair…
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