L'après Krampus, oui, oui, il y a un après...
Le bilan, côté lumière
Petit bilan…
parce que parfois c’est nécessaire, et parce que j’ai terminé cette année sur une note très bleh… et qu’heureusement, ma vie n’est pas faite que de frustrations et de petits malheurs.
Cette année, comme toutes les autres avant elle, n’a pas été simple, mais elle a été pleine.
Et aujourd’hui, j’ai envie de nommer ce qui va bien. Vraiment bien.
D’abord, ma fille, son diplôme d’enseignante d’anglais langue seconde en poche enfin, après plusieurs années d’université, à ne pas savoir où se poser, diplôme avec mention d’excellence du dean sur son relevé! Elle a aussi passée le permis de conduire, liberté en poche au prix de la nôtre, c’est à croire que notre voiture lui appartient désormais… ma petite devenue grande globe-trotter à fait de nombreux voyages, encore cette année, joyeux, assumés… la Suisse bien entendu, parce que c’est là où se trouve l’amoureux, la vie étant parfois romanesque sans qu’on l’ait demandé, mais aussi l’Espagne, la Croatie, Taiwan… bientôt ce sera l’Angleterre, et peut être même la Chine.
Moi aussi, j’avance.
Mes derniers cours en littérature sont derrière moi, il n’en reste qu’un, à choisir dans un programme autre. L’idée de maîtrise tangue, hésite, flotte… mais elle est là, dans l’horizon, pas disparue. Je cherche un projet sur lequel je pourrai m’apesantir au moins deux ans, et je ne trouve pas, deux ans c’est long pour quelqu’un qui change d’intérêt à tous les dix minutes…mais on verra… peut être un autre bac, ou même quelques certificats, juste pour le plaisir.
Il y a eu ma découverte de cette plateforme que j’aime tant, à cause des chamanes, du perspectivisme, de la cosmopoliitique et de mon besoin de partager mes découvertes à leur sujet, car c’est là que ça a commencé… Ce lieu correspond exactement à mes attentes, mes besoins, j’ai donc déménagé mon vieux blogger que je traîne depuis 2009 et qui n’est que ce qui reste des écrits en ligne, une pratique que j’ai adopté au siècle passé ahahah!
Cet espace a stimulé ma créativité à un point incroyable. J’écris presqu’à tous les jours, et quand je ne publie pas, c’est que je prépare quelque chose d’autre. J’aime lire les auteurs d’ici, qui sont aussi de partout dans le monde, c’est un trésor jamais épuisé, toujours renouvelé!
J’ai un gros projet qui mijote, qui paraitra au cours du weekend. Madame Irma exige la place, elle occupera un petit coin, une ou deux fois par mois. J’ai hâte de voir comment elle s’en tirera, mais je garde mes espoirs modestes.
À la maison, j’ai toujours un super chien de Formule 1, qui vit cet hiver frustré par la glace et le verglas, qui boude parce qu’on ne sort pas assez, ni assez vite à son goût, qui a désormais peur de l’escalier glaçé sur lequel il s’est échoué, pattes emmêlées, en prenant le virage à 150km/heure…
Il ya surtout un mari toujours amoureux, capable de me faire rire tous les jours avec ce sens très personnel du rituel : hier, veille du jour de l’An, alors que je me sentais franchement mal et que j’étais allée me coucher en proclamant que la nouvelle année, très honnêtement, je m’en battais les cils (voyez, je ne suis pas vulgaire ahaha), il s’est levé à minuit pile, est revenu dans le noir avec deux coupes de vin à 0%, juste pour un baiser et un souhait formel. C’est très lui : un peu coincé dans les traditions, volontairement persistant, et inlassablement convaincu que même les débuts symboliques méritent qu’on s’y présente, surtout quand je n’en ai aucune envie. Et ça marche, j’ai commencé cette année dans un éclat de rire, qui l’eut cru!
En filigrane, il y a aussi ce qui demeure difficile.
Mon fils, toujours malade, que je tente de soutenir du mieux possible, même si aider quelqu’un qui ne peut pas s’aider lui-même est une tâche rude. S’il s’agissait d’un cancer, les soins seraient clairs, balisés, l’espoir cadré. L’addiction, elle, est qualifiée de maladie partout… sauf dans les gestes concrets, où l’on attend que le malade se diagnostique seul et mesure l’ampleur du problème.
Il y a ma mère, avec ses manières difficiles, qui me blessent encore, qui me font sentir inadéquate depuis l’enfance, et avec qui je dois composer davantage ces temps-ci.
Il y a mon frère, revenu discrètement dans ma vie, par textos interposés, lui aussi aux prises avec des démons hérités de l’enfance et qui les tient a l’écart en refusant totalement la relation filiale imposée, ce qui me laisse la responsabilité de voir aux détails. Et non, je ne peux faire comme lui et me retirer, ce ne serait pas moi, je ne vivrais pas bien avec ça.
Tout n’est pas réglé, mais est-ce qu’on règle jamais tout? Tout est vivant, vibrant. Et cette année, malgré tout, j’ai eu de l’amour, du mouvement, des rires, des départs, des retours, des projets, et des raisons de lever mon verre, même sans alcool.
Bilan?
Ce n’est pas rien, c’est même beaucoup plus sur le côté positif, dans la balance de la vie.
Meilleurs voeux à toustes!



