Clandestino
On repeat
Des années plus tard, Clandestino me revient encore en tête, souvent. Ce n’est ni un souvenir que je garde volontairement en mémoire, ni une chanson que je choisis d’écouter, mais une présence qui s’impose. Un long moment de ma vie, fondateur de qui je suis aujourd’hui. La voix, le rythme, cette manière de tourner toujours au même point. Rien ne progresse, rien ne se résout. Je reconnais immédiatement cet endroit intérieur où ça a logé longtemps.
À l’époque, je venais de quitter mon mari.
La séparation était récente, trop récente pour que je me sente vraiment libre et détachée. J’avançais vers un autre, pourtant, avec ce sentiment persistant de faire quelque chose que je n’aurais pas dû faire si vite. Je me surveillais, je me retenais, revenais souvent en arrière, moins par attachement au passé que par peur d’avoir cédé trop tôt à quelque chose d’inavouable.
C’est dans ce moment-là qu’il s’est imposé
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