Bélier — Point d’impact
pis après… on verra
À l’origine, le Bélier, c’est pas un signe qui cogite trois jours avant de sauter. C’est du feu pur, cardinal en plus, le premier à foncer tête baissée, comme si la porte était déjà ouverte. Erreur de casting si t’attends du subtil ou du « j’hésite ». Le Bélier, ça sait pas ce que c’est, hésiter. C’est pas dans son dictionnaire. Ce dictionnaire, d’ailleurs, ils l’ont probablement lancé à travers la fenêtre à douze ans.
Le Bélier démarre sans checker si le char a du gaz. Pas de plan A, B ou Z, juste une certitude physique qui dit : « Là, MAINTENANT. » Même si ça finit mal. Même si personne avait demandé. Surtout si personne avait demandé.
Irma souffle sa fumée vers le plafond : « Les gens pensent que le Bélier est impulsif. C’est vrai. Mais c’est pas un défaut, c’est une conviction. Pourquoi attendre que la situation soit parfaite ? La situation sera jamais parfaite. Le Bélier, lui, il le sait depuis toujours. Les autres l’apprennent sur leur lit de mort. »
Chez les auteurs québécois du signe, oublie les textes construits comme des montres suisses. Eux, ils écrivent comme on parle, vite, direct, sans demander si c’est le bon moment. Le « je » s’installe sans frapper, prend toute la place sur le divan, mange ce qu’il y a dans le frigidaire. Et si t’aimes pas, ils seront déjà passés à autre chose.
Irma décortique les Béliers québécois pour les abonnés VIP
Elle tire le rideau…
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